Travailler de la maison avec un enfant et zéro écran : le défi ultime
Travailler de chez soi, c’est déjà un sport en soi quand on a un enfant. Mais quand, en plus, on ne peut pas s’appuyer sur les écrans pour grappiller quelques précieuses minutes de concentration, ça devient carrément un art de la survie. Ici, pas de dessin animé pour souffler, pas de tablette magique pour occuper ma fille pendant un appel client. Pourquoi ? Parce que dans le cadre de son parcours de diagnostic d’autisme, les écrans sont à bannir totalement.
3 heures pour tout faire… et après, débrouille-toi !
Ma fille va à l’école 3 heures le matin, 4 jours par semaine. Autant dire que ces 12 heures hebdomadaires sont mon unique fenêtre de travail intensif. Pendant ce laps de temps ultra-court, il faut :
✔️ Répondre aux clients
✔️ Gérer l’administratif
✔️ Rédiger du contenu (oui, y compris ce blog écrit en mode turbo)
✔️ Boire un café en apnée
✔️ Et idéalement, prévoir ce que je pourrai faire l’après-midi… avec un enfant dans les pattes
Le vrai défi : occuper un enfant sans écran tout en bossant
Une fois 11h30 passée, c’est une autre aventure qui commence. Parce que pendant que d’autres peuvent s’appuyer sur un petit dessin animé pour faire avancer leur to-do list, moi, je dois jongler autrement. Pas d’écran, donc il faut être créative :
Les jeux autonomes (en théorie) : Du coloriage, des jeux de construction… sauf que l’autonomie, c’est relatif. Très relatif.
Les activités sensorielles : Pâte à modeler, gommettes, transvasements… Le souci ? Ça dure rarement plus de 10 minutes.
Le travail “sous haute surveillance” : Ouvrir l’ordi en espérant qu’elle s’occupe toute seule, tout en gardant un œil sur elle pour éviter qu’elle transforme la maison en champ de bataille.
Quand tout part en vrille…
Parfois, il faut se rendre à l’évidence : impossible d’être productive. Il y a des jours où ma fille a besoin de moi non-stop, où rien ne l’intéresse, où la fatigue (la sienne et la mienne) prend le dessus. Dans ces moments-là, la seule option, c’est d’accepter de lâcher prise, de reporter ce qui peut l’être, et d’attendre le soir pour rattraper (ou pas) ce qui n’a pas été fait.
Travailler avec un enfant neuroatypique à la maison : un marathon, pas un sprint
Cette organisation bancale n’est pas juste une phase, c’est mon quotidien. Et même si c’est un challenge énorme, il y a aussi du positif : être présente pour elle, observer ses progrès, et trouver des solutions adaptées à son rythme.
Mais soyons honnêtes : si quelqu’un a une astuce miracle (sans écran, évidemment), je prends !
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