Le Graâl : ces petites heures de silence

 Le calme : un trésor pour ma fille (et ma santé mentale)

Si on m’avait dit qu’un jour, mon plus grand fantasme serait une maison silencieuse où même une mouche n’oserait pas voler, je me serais moquée. Et pourtant, aujourd’hui, le calme est devenu mon graâl. Avec une fille en parcours de diagnostic pour l’autisme, sensible aux bruits, à la foule, et aux lumières vives, autant vous dire que notre maison est une zone démilitarisée… sans écrans ! Oui, sans écrans. Autant dire qu’on joue en mode "niveau expert" tous les jours.

Ma fille, une aventurière sensorielle (malgré elle)

Pour ma fille, chaque bruit soudain est une attaque de Klingons, chaque foule un champ de mines, et chaque lumière vive une explosion de supernova. Autant vous dire que nos sorties sont calculées comme une mission spatiale : à quelle heure il y aura le moins de monde ? Le soleil sera-t-il trop éblouissant ? Et surtout… où se trouve l’issue de secours si tout part en vrille ?

Notre fille ne parle pas encore, mais elle a une manière bien à elle de nous faire comprendre ce qu’elle ressent. Une gestuelle expressive, des regards qui en disent long, et parfois des éclats de rire qui illuminent la maison. Mais pour qu’elle soit sereine, le calme est indispensable.

Pour limiter les stimulations, on a dit adieu aux écrans à la maison. Pas de dessins animés, pas de tablettes. Oui, c’est possible (non, je ne suis pas maso, merci). Cela dit, ça a d’étonnants avantages : à force de chercher des alternatives, je suis devenue championne du coloriage sous pression et de l’invention de jeux de dernier recours. Et franchement, je pourrais presque breveter certaines de mes idées.

Le calme… mais pas trop longtemps

Ma fille va à l’école… le matin. Oui, juste le matin. C’est suffisant pour elle… mais pas pour moi, soyons honnêtes. Parce que même si je l’adore (et je l’adore, promis !), quand je la dépose à l’école, je ressens un mélange de fierté et de… soulagement intense. Ce silence qui s’installe quand je rentre chez moi ? C’est du nectar divin. Une fois la porte fermée, j’ai presque envie de me rouler par terre dans ce calme, comme si j’avais trouvé l’élixir de la paix intérieure.

Mais le calme, c’est aussi la préparation à l’apocalypse de 12h. Parce qu’après le déjeuner, ma fille rentre à la maison avec l’énergie d’un feu d’artifice. Alors je profite de mes matinées de silence pour recharger mes batteries, travailler… ou juste boire un café chaud, pour une fois.

Des stratégies pour le calme familial

Avec le temps, on a mis en place des astuces pour que tout le monde y trouve son compte. Déjà, on évite les sorties périlleuses comme les centres commerciaux (autant pour elle que pour ma santé mentale). Ensuite, on mise sur des activités tranquilles à la maison : des puzzles, de la peinture, ou juste observer notre chienne qui regarde la pluie par la fenêtre. Simple, mais efficace.

Et surtout, j’apprends à savourer les petits moments de calme, même s’ils ne durent jamais très longtemps. Quand elle est sereine et que tout roule, c’est comme si le monde entier ralentissait pour nous laisser respirer.

En conclusion

Le calme est devenu un trésor précieux, aussi bien pour ma fille que pour moi. Alors oui, les journées sont souvent bruyantes, chaotiques, et remplies de "Maman, pourquoi… ?" (ou des regards appuyés qui veulent dire la même chose). Mais ces moments de silence volés, où je peux enfin entendre mes propres pensées, valent de l’or. Jusqu’à ce que 12h sonne et que ma guerrière sensorielle rentre à la maison, prête à conquérir le monde… sans écrans, mais avec tout son amour et son énergie.

Et vous, où trouvez-vous votre petite bulle de calme ?

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